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Philippe

Cette page se veut un hommage à notre ami Philippe.

Le judo comptait énormément pour celui qui nous a laissés le 30 juillet 2008. Dans un texte rédigé au lendemain de sa disparition (texte complet,
ici), je résumais ainsi son parcours "judo" :
Pendant 30 ans, Philippe a vécu le judo. A l’âge de 7 ans, il commence à fréquenter le cours de Forrières. Formé à l’exigeante école de François (Gauthier), il devient à force de travail, de rigueur et de passion, un judoka remarquable, le digne fils spirituel du «Maître»…

A 16 ans, il décroche sa ceinture noire en duo avec Claude (Ameri) faisant fi d’une certaine différence de gabarit. Ensuite, sans brûler les étapes (« un grade, cela doit se mûrir »), il obtient son 2ème dan toujours avec Claude, puis son 3ème dan avec Thierry (Genotte) avant d’atteindre le grade de 4ème dan en 2003 avec Philippe (Neirynck). En 2009, il aurait obtenu le grade de 5ème dan.

Compétiteur dans l’âme, dans son enfance puis au cours de son adolescence, il participe à de nombreuses compétitions où il s’affirme peu à peu avec son copain Gilles (Braconnier). Car, comme il se plaisait à le souligner, il n’était pas au départ un surdoué du judo. Soucieux de toujours progresser, il suit d’ailleurs de nombreux stages sportifs où il rencontre celui qui deviendra l’ami de toujours Ben(-ard Luc).

Durant ses études d’ingénieur civil au cours desquelles il se lie d’amitié avec Christophe (Clarinval), Philippe continue de progresser et obtient ainsi une 2ème place au championnat de Belgique universitaire tant en individuel qu’en interéquipes.

Son caractère de meneur le pousse à la tête de l’équipe du Judo-Club Forrières qu’il conduit de la 4ème à la 1ère division où le club se maintiendra près de 6 ans. C’est là que se révèle un autre de ses talents, celui de rassembleur : il aura le don de s’entourer de judokas, tels que notre ami Wilfrid (Pierrard), possédant l’esprit à la fois combatif et convivial qui caractérise le J.C. Forrières . Et c’est à cette époque que j’ai eu le privilège d’intégrer cette « petite » équipe du nord Luxembourg … qui a fait douter voire chuter les grands ("Remenber" Herstal en 1998 !).

Toujours à la recherche de nouveaux défis, Philippe se tourne en 2004 vers ce qui est alors une nouveauté en Belgique : le concours de kata. Pour ce faire, il s’associe à Philippe (Neirynck), tous deux soutenus par Alain (Gouverneur), les 3 compères s’étant connu lors des cours Adeps. Et dans cet exercice quasi chorégraphique, la maîtrise technique des deux Philippe les a conduit à remporter les 4 premières éditions du Concours Marcel Clause en nage-no kata (techniques debout) sans compter les premières places dans d’autres kata. Ils participent également à 3 championnats d’Europe et à un championnat du monde Masters (des + de 30 ans) à Tours en 2006 où ils décrochent une médaille de bronze. Sur le site http://www.judokata.be, vous pourrez retrouver le détail des résultats et quelques vidéos.

Rapidement les prestations de haut vol de Philippe en kata attire l’attention des meilleurs techniciens de la Ligue, et en particulier celle du regretté Marcel Clause. C’est ce dernier qui l’introduit dans la sphère de la cellule pédagogique. Philippe y œuvre alors activement, confirmé dans son rôle moteur par les deux Michel (Jouniaux et Kozlowski), et ce sous l’œil bienveillant de Messieurs Théo et Daniel Guldemont. Je me souviens également d’une brillante démonstration en juno-kata quasiment improvisée des Philippe en 2006 à Etterbeek à l’occasion de la dernière visite de Maître Ichiro Abe dans notre pays.

Malgré cette reconnaissance qui aurait pu lui donner le gros cou, Philippe ne s’est jamais détourné des ses potes. Ainsi, a-t-il payé de sa personne en jouant à la perfection le rôle d’Uke lors de passages de grade, et ce non seulement pour les gars de son club mais aussi pour faire plaisir à d’autres : Denis (Cenné), Robin ou encore Alain (Boulanger).

Qu’il est douloureux de devoir déjà tirer un bilan du parcours sportif encore plein d’avenir de ce judoka complet. Philippe manquera au judo, que ce soit au niveau local de son club, au niveau provincial ou au niveau fédéral.

Il manquera certainement en tant que judoka mais plus encore pour ses immenses qualités humaines. La générosité : Philippe donnait, sans compter, sans attendre de merci. La franchise : Philippe ne tournait pas autour du pot, tout en évitant de blesser inutilement. Le respect : la vertu essentielle à ses yeux. Le sens de la fête : à cet égard, il m’est impossible de citer tous les bons moments passés, que ce soit dans le célèbre bar du club, à un souper « fromages », à un barbecue organisé à Hérock, lors du jumelage avec le Zita Kyoteï des Philippe (Neirynck et Miles), sur nos vélos avec l’ami Frédéric (Clarinval), .…

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